Symptômes persistants après une commotion : pourquoi le repos ne suffit pas toujours

Physiothérapeute spécialisée à Bâle en prise en charge des commotions cérébrales

Par Millie Brecheisen, physiothérapeute du sport à Bâle.

Certaines personnes récupèrent rapidement après une commotion. Chez d’autres, des symptômes persistent pendant plusieurs semaines ou davantage.

Dans cette situation, la bonne réponse n’est généralement pas : « reposez-vous encore jusqu’à ce que tout disparaisse ».

Des symptômes similaires peuvent avoir des mécanismes différents

Mal de tête, vertiges, fatigue, nausées, difficultés de concentration ou sensibilité visuelle peuvent être influencés par différents systèmes.

Le bilan doit notamment considérer :

  • tolérance à l’effort ;
  • système vestibulaire ;
  • mouvements des yeux ;
  • colonne cervicale ;
  • sommeil ;
  • migraine ;
  • facteurs psychologiques ;
  • charge cognitive et environnementale.

Le consensus d’Amsterdam recommande une prise en charge individualisée plutôt qu’une stratégie uniforme.

L’activité physique n’est plus interdite jusqu’à disparition totale des symptômes

Les recommandations modernes se sont éloignées du repos strict prolongé.

Après une courte période relative de réduction des activités, une reprise progressive des activités quotidiennes et de l’exercice est généralement encouragée dans les limites cliniques appropriées.

L’exercice aérobie sous le seuil d’exacerbation des symptômes fait partie des interventions pouvant être utilisées.

Vertiges, cervicalgies ou céphalées après dix jours

Le consensus d’Amsterdam recommande d’envisager une rééducation cervico-vestibulaire lorsque vertiges, douleurs cervicales ou céphalées persistent plus de dix jours.

Cela ne signifie pas que chaque patient nécessite le même programme vestibulaire.

Le traitement doit correspondre aux déficits retrouvés lors du bilan.

Quand plusieurs domaines sont impliqués

Une revue systématique de 2024 sur les symptômes persistants après concussion montre que différentes interventions non médicamenteuses peuvent avoir un intérêt, mais les études restent hétérogènes et la qualité des preuves varie selon les traitements.

Une autre revue met en avant l’intérêt potentiel d’une prise en charge multidisciplinaire lorsque plusieurs systèmes contribuent aux symptômes.

Le but : identifier le facteur limitant

Chez une personne, le principal problème peut être l’effort.

Chez une autre : les mouvements de tête.

Chez une troisième : la nuque.

Chez une quatrième : les environnements visuels très stimulants.

La prise en charge devient beaucoup plus efficace lorsqu’on arrête de traiter « la commotion » comme un seul bloc et qu’on identifie les déficits réellement modifiables.

À lire également : bilan après commotion ; vertiges après une commotion ; sensibilité aux mouvements visuels.

Si les symptômes persistent après une commotion, un bilan individualisé à Bâle peut identifier les facteurs à traiter. Prendre rendez-vous.

Questions fréquentes

À partir de quand parle-t-on de symptômes persistants après une commotion ?

Les définitions varient selon les populations et les recommandations. En pratique, des symptômes qui ne suivent pas l’évolution attendue justifient une réévaluation plutôt que d’attendre indéfiniment.

Faut-il éviter le sport tant que tous les symptômes n’ont pas disparu ?

Le repos strict prolongé n’est généralement plus recommandé. Une activité physique adaptée et progressive peut faire partie de la prise en charge, selon la situation clinique.

Pourquoi mes symptômes changent-ils selon les activités ?

Parce qu’une commotion peut affecter ou révéler des difficultés dans plusieurs systèmes. Un écran, une course ou un mouvement de tête ne sollicitent pas les mêmes mécanismes.

Sources

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