Par Millie Brecheisen, physiothérapeute du sport à Bâle.
La sportphysiothérapie n’est pas une autre profession que la physiothérapie.
Un physiothérapeute du sport reste un physiothérapeute.
La différence se situe surtout dans les compétences spécifiques nécessaires pour accompagner une personne depuis la blessure jusqu’aux exigences réelles de son sport.
Soigner la blessure n’est qu’une partie du travail
Pour une personne sédentaire, retrouver une marche indolore et une vie quotidienne normale peut représenter l’objectif final.
Pour un athlète, cela peut n’être que le début.
Un genou qui supporte les escaliers doit peut-être ensuite supporter :
- un squat lourd ;
- un sprint ;
- une réception ;
- un changement de direction ;
- deux heures de trail ;
- un entraînement de BMX ;
- une course XCO.
La rééducation doit donc continuer jusqu’à atteindre ces exigences.
Les standards internationaux ont évolué
Les compétences internationales en sportphysiothérapie ont récemment été mises à jour dans le cadre du projet SportsComp.
Le document 2025 (publié en 2026) décrit la sportphysiothérapie comme une spécialisation comprenant notamment l’évaluation, la rééducation, la prévention, la promotion de la santé et la compréhension du contexte sportif et de la performance.
Cela ne signifie pas qu’un physiothérapeute généraliste est incapable de traiter un sportif.
Cela signifie plutôt qu’une spécialisation apporte des outils supplémentaires lorsque les exigences deviennent spécifiques et élevées.
Charge et retour au sport
Une grande partie du travail consiste à déterminer comment remettre progressivement la personne en charge.
Cela implique de comprendre :
- les exigences du sport ;
- la planification de l’entraînement ;
- la fatigue ;
- la récupération ;
- le calendrier de compétition ;
- les critères de Return to Sport.
Le suivi ne s’arrête donc pas nécessairement lorsque la douleur atteint zéro.
Prévention
La prévention est également une compétence importante en physiothérapie du sport.
Un consensus international auprès de physiothérapeutes du sport recommande que les programmes préventifs tiennent compte notamment de l’historique de blessures, du niveau de compétition et des besoins spécifiques du sportif.
Une approche en collaboration
Chez un athlète, le physiothérapeute travaille souvent avec :
- médecin ;
- chirurgien ;
- entraîneur ;
- préparateur physique ;
- coach technique ;
- parfois nutritionniste ou psychologue du sport.
Le but est de faire circuler l’information entre la santé et la performance.
C’est cette continuité qui m’intéresse particulièrement dans ma pratique : ne pas uniquement rééduquer la structure blessée, mais reconstruire la capacité nécessaire pour que la personne puisse réellement retourner à son sport.
À lire également : physiothérapie du sport à Bâle ; accompagnement de l’athlète ; tests de Return to Sport.
À Bâle, j’accompagne les sportifs amateurs et les athlètes dans leur rééducation et leur retour à l’entraînement. Prendre rendez-vous.
Questions fréquentes
Un physiothérapeute du sport est-il un autre professionnel qu’un physiothérapeute classique ?
Non. Il s’agit de physiothérapie avec une orientation et des compétences supplémentaires liées aux exigences du sport, à la charge d’entraînement, au Return to Sport et à la performance.
Faut-il être athlète professionnel pour consulter en sportphysiothérapie ?
Non. Les principes sont tout aussi pertinents pour un sportif amateur qui souhaite courir, skier, faire du vélo ou retourner à son entraînement après une blessure.
Pourquoi poursuivre la rééducation alors que je n’ai plus mal ?
Parce qu’un sport peut demander beaucoup plus de force, de vitesse et de contrôle que les activités de la vie quotidienne. L’absence de douleur ne garantit pas que ces capacités sont revenues.


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